Le pilote de ligne exerce un métier complexe et difficile. Aussi suit-il une formation adaptée aux exigences de sa profession. Elle se présente sous deux formes, qui comportent un examen théorique et une partie pratique.

Deux formations possibles

La formation de pilote de ligne comprend d’abord la formation intégrée ou « ab initio ». Elle s’adresse avant tout aux personnes n’ayant aucune expérience du pilotage. Pour y prétendre, des conditions d’âge, de niveau d’études et de santé sont requises. Des tests d’évaluation, en mathématiques ou anglais, sont également prévus. Le stagiaire poursuivra ses études dans une école de pilotage jusqu’à l’obtention de sa licence de pilote (ATPL). Une formation modulaire est également possible. Pour la suivre, il faut posséder une licence de pilote privé (PPL). Le stagiaire pourra compléter sa formation étape par étape, chaque module étant acquis, même en cas d’arrêt du cursus. Elle pourra lui être dispensée par les soins de l’école d’ingénieurs ESTACA; pour avoir de plus amples informations, veuillez cliquez sur « estaca.fr » .

La partie théorique

La formation atpl prévoit d’abord des cours qui permettent au candidat de passer certaines épreuves théoriques avec succès. L’enseignement peut être dispensé dans les locaux des écoles de pilotage ou en ligne, par des cours à distance. Pour obtenir la partie théorique de la licence de pilote de ligne, il faut obtenir 14 certificats. Leur contenu, très complet, embrasse l’ensemble des connaissances que doit maîtriser un futur pilote. Il porte aussi bien sur le droit aérien que sur une connaissance approfondie de la météorologie ou une maîtrise de l’organisation générale d’un vol. Pour réussir ces examens, le candidat doit également avoir une connaissance méticuleuse des appareils et du fonctionnement des divers instruments de bord.

La formation pratique

La réussite aux examens pratiques permet d’obtenir la licence professionnelle de pilote (CPL), assortie de certaines qualifications. La formation atpl comprend notamment un apprentissage méthodique de l’anglais aéronautique, avec une mise en situation à partir de conditions réelles du trafic. Par ailleurs, une période dite de « mûrissement » consiste à effectuer un certain nombre d’heures de vol, à l’issue desquelles l’aspirant pilote possédera déjà une bonne maîtrise de son appareil. De son côté, la formation IR apprend aux pilotes le maniement des instruments de bord et leur enseigne des techniques de vol spécifiques en cas de faible visibilité. En passant le MCC, qui comprend aussi une partie théorique, le pilote se familiarisera avec le travail d’équipe et apprendra à collaborer avec son copilote. D’autres qualifications peuvent compléter cette partie pratique; c’est le cas de la formation MEP, qui initie les pilotes au vol sur des avions multi-moteurs. Tout au long de sa formation pratique, le candidat pilote sera évalué en situation de vol, notamment en double commande, et sur simulateur. Chaque partie de cette formation est autonome et indépendante des autres.