5 choses à retenir du Tour de France 2022

Tour de France

La dernière édition de la Grande Boucle cycliste a désigné Jonas Vingegaard vainqueur après un combat acharné de trois semaines. Son duel avec Tadej Pogacar aura sans doute marqué de nombreux esprits. Pour ceux qui n'auraient pas suivis assidûment l'épreuve, voici un rappel des cinq choses essentielles à en retenir. Pour les autres, la lecture de ce texte sera sans doute l'occasion de se remémorer de superbes souvenirs !

Un départ du Danemark réussi

On avait coutume de dire que le Danemark pouvait être considéré comme le pays du vélo. Après le départ de cette 109e édition, plus personne n'osera remettre en doute cette affirmation. Qui aurait pu imaginer une telle ferveur populaire lors des premières étapes qui se sont déroulées en intégralité sur le sol danois ? On comptabilisait notamment plus de 600 000 spectateurs dans les rues de Copenhague, le 1er juillet, premier jour de ce Tour de France 2022.

Sur le plan sportif, il faut tout de même reconnaître que ces premières étapes au Danemark n'auront pas laissé un souvenir impérissable. On se remémorera tout juste les échappées du coureur local Magnus Cort-Nielsen. Peut-être attendait-on trop finalement de la deuxième étape et de son final à haut risque avec le double pont du Grand Belt ? Vous souhaitez revivre en différé tous ces bons moments ? Vous avez raté ces premières étapes danoises ? Connectez-vous alors sans plus attendre sur le site francetelevisions.fr !

Un combat tous les jours

La plupart des coureurs étaient unanimes une fois la ligne d'arrivée franchie à Paris. Il s'agit probablement d'une des éditions de la Grande Boucle les plus disputées de l'histoire. Il suffit par exemple de regarder la moyenne générale pour s'en convaincre. Elle dépassait légèrement les 42 km/h sur plus de 3 500 km !

Les observateurs avertis soulignent également l'absence d'étapes dites de transition sur ce Tour. Traditionnellement, une échappée composée de coureurs non-dangereux au classement général prenait plusieurs minutes d'avance sur le peloton et se disputait le gain de l'étape. Pendant ce temps, les autres coureurs (dont ceux luttant pour le classement général) se "reposaient" (attention, ce n'est tout de même pas du cyclotourisme !) en vue des grandes échéances. L'appétit et la soif de victoire des Jumbo-Visma y sont sans doute pour quelque chose !

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Le premier échec de Pogacar

Double vainqueur de l'épreuve (2020 et 2021), Tadej Pogacar aura échoué dans la conquête d'une troisième Grande Boucle consécutive. Pas aussi bien soutenu par son équipe que Jonas Vingegaard (ses coéquipiers Vegard Stake Laengen et George Bennett avaient notamment mis hors course durant les premiers jours en raison d'un test Covid positif), le slovène se sera pourtant battu comme un lion pour défendre son titre. Le coureur de la formation Team UAE aura, à de nombreuses reprises, tenté de déstabiliser son rival danois.

Peu d'observateurs, au départ de la Grande Boucle, s'attendaient à un tel scénario. Beaucoup pensaient Tadej Pogacar comme étant bien au-dessus du lot, peut-être même imbattable. Il aura pourtant montré ses limites sur les pentes du mythique Col du Granon, en raison d'une supposée fringale. Nul doute que le coureur slovène reviendra l'an prochain avec le couteau entre les dents pour reconquérir la tunique jaune pour la troisième fois !

La puissance de Jumbo-Visma

Impossible de ne pas remarquer la démonstration de force des "noirs et jaunes" sur ce Tour de France ! Les équipiers de la Jumbo-Visma étaient ultra-motivés pour ramener, pour la première fois de son histoire, le maillot jaune sur les Champs-Elysées. Pourtant, tout n'a pas été si simple. L’équipe a notamment du composer avec les abandons de Primoz Roglic et de Steven Kruijswijk, qui étaient tous deux chargés d'accompagner et de protéger Jonas Vingegaard lors des étapes de montagne.

Le coureur danois peut notamment remercier Wout Van Aert qui s'est démené pour l'épauler. Le Belge, souvent échappé, s'est même permis le luxe de poser pied à terre lors d'une ascension pour attendre son leader. Du jamais-vu sur le Tour ! Bien sûr, la domination écrasante d'une seule équipe rappelle de bien mauvais souvenirs aux suiveurs. On pourrait presque faire une comparaison avec les différentes équipes accompagnant l'Américain Lance Armstrong. La seule chose certaine à ce jour reste pourtant que les coureurs de la Jumbo-Visma auront tous été contrôlés négativement avant, pendant et après cette épreuve.

Un bilan médiocre pour les coureurs français

On a longtemps cru que les coureurs français ne parviendraient pas à s'illustrer pour le gain d'une étape sur cette Grande Boucle. Heureusement, Christophe Laporte s'est imposé en solitaire à Cahors lors de la 19ème étape. Certaines mauvaises langues diront peut-être que son équipe, la Jumbo-Visma, s'est montrée diplomate en le laissant gagner. Il semble bon de rappeler à ces dernières qu'il faut tout de même avoir de la qualité pour s'imposer sur le Tour, qui reste l'épreuve cycliste la plus disputée au monde !

Il semble important de rappeler ici les bonnes performances de David Gaudu et de Romain Bardet. Le premier terminera au pied du podium à Paris (4ème) après avoir beaucoup subi et le second aura accompagné les meilleurs lors des plus grandes ascensions. Il aura cependant connu une terrible défaillance qui le privera d'un meilleur classement final. Romain Bardet achève malgré tout l'épreuve à la septième place.

L'absence de Julian Alaphilippe, double champion du monde en titre de la discipline, est aussi une explication à la faiblesse de la performance française. Le puncheur n'a en effet pas été retenu par son équipe pour ce Tour en raison d'une chute survenue quelques mois plus tôt.



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