UFC-Que choisir redoute la persistance de barrières à la sortie, telles qu’une information insuffisante des consommateurs, l’applicationde frais liés au rejetde paiementssur le compte clôturé ou encore le coût lié au transfert des comptes épargne. Crédits photo : Fotolia À partir du 6 février, les particuliers pourront demander à l’établissement financier qu’ils souhaitent rejoindre de se charger de toutes les démarches. À compter du 6 février prochain, changer de banque sera plus aisé grâce à l’entrée en vigueur d’une mesure de la loi Macron. Pour rejoindre une autre banque, il suffira désormais de donner mandat à l’établissement de son choix. Celui-ci se mettra en contact avec l’ancienne banque, pour effectuer la transition sans que le client ait besoin d’intervenir. Le changement de domiciliation des prélèvements et virements sera automatique, et devra être accompli dans un délai de 22 jours ouvrés. «Le fait que le changement de domiciliation soit automatique et qu’il soit assorti d’un délai est une réelle avancée», estime Matthieu Robin chez UFC-Que choisir. À ce jour, c’est au client que revient la tâche fastidieuse de récupérer, auprès de la banque délaissée, le relevé des opérations récurrentes réalisées sur son compte (virements, prélèvements, etc.). C’est lui qui doit transmettre ces données à son nouvel établissement. L’ancienne banque a l’obligation de le prévenir de l’arrivée d’un chèque ou de tout autre paiement sur un compte clôturé. Mais jusqu’au 6 février, aucune date butoir ne s’imposait à elle, si bien que 250.000 à 450.000 chèques sont rejetés chaque année parce que le compte ne fonctionne plus. De tels incidents touchent jusqu’à 15 % des Français qui changent de banque. Selon une étude OpinionWay pour Boursorama, une personne sur quatre estime d’ailleurs que changer de banque est «risqué» et redoute des erreurs. Les clients audacieux ne sont de fait pas nombreux…

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