À l’appel de plusieurs syndicats du secteur, les conducteurs de véhicules avec chauffeurs manifestent une nouvelle fois aujourd’hui à Paris. Tous dénoncent l’appauvrissement de leur condition de travail, l’index pointé sur la carrosserie d’Uber et des autres plateformes. À l’appel de l’Unsa-SCP- VTC , les chauffeurs VTC se mobilisent depuis 6 heures, ce matin, avec un défilement prévu vers midi, place de la Bastille. Voulant « vivre dignement », ils épinglent le recul de leurs conditions de travail, en accusant avant tout l’américain Uber. « Cette mobilisation de l’ensemble des VTC doit permettre d’obtenir que chaque travailleur, qu’il soit VTC ou LOTI [transport collectif de personnes] , salarié ou indépendant, puisse gagner dignement sa vie dans des conditions acceptables par tous et quelle que soit sa plateforme avec laquelle il est en relation » justifie le tout jeune syndicat CFDT VTC dans un communiqué relayé par Le Figaro .

La question du contrat des indépendants Uber

L’Unsa-SCP- VTC a fait de son côté appel à Me Jean-Paul Teissonnière pour défendre la situation juridique de ces chauffeurs indépendants. L’idée est de requalifier leur statut en contrat de travail. Une procédure qui ressemble à celle initiée en 2015 par l’Urssaf : son trésorier, l’Agence centrale des organismes de sécurité sociale (Acoss), tente de faire payer par Uber les cotisations normalement dues sur les contrats de travail. Jean-Marie Guerra, son directeur de la réglementation, avait à l’époque détaillé le moteur de cette procédure : « C’est Uber qui recrute, qui forme, la commission est plafonnée, ils prennent un pourcentage dessus, la course n’est pas libre, les chauffeurs doivent rendre des comptes… Toute une série d’éléments montrent que le salarié travaille bien dans le cadre d’un service organisé par Uber pour le compte de l’ensemble des chauffeurs…

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