L’affaire avait éclaté en septembre 2014. Plusieurs sacs de billets – destinés normalement à la destruction – avaient été frauduleusement sortis de la papeterie de la Banque de France à Vic-le-Comte. Une enquête interne avait débouché fin août sur des investigations judiciaires, menées par le SRPJ de Clermont-Ferrand. Deux salariés, mis à pied puis licenciés, avaient été mis en examen.

Entre le 28 août 2011 et le 7 juillet 2014

Leur jugement devant le tribunal correctionnel est prévu ce jeudi 15 décembre. Les deux hommes, âgés de 58 et 59 ans, sont poursuivis pour « soustraction, détournement ou destruction de biens d’un dépôt public par le dépositaire ou un de ses subordonnés » mais aussi pour « tentative de soustraction ». Des faits qui auraient été commis entre le 28 août 2011 et le 7 juillet 2014 pour lesquels ils encourent dix ans de prison et, selon le code pénal, une amende pouvant aller jusqu’au double du produit de l’infraction.

Un sac contenant un million d’euros volontairement laissé de côté

Ce fameux 7 juillet 2014 a été la date clé de cette affaire. Ce jour-là, l’opération de destruction d’un paquet de billets est confiée à trois salariés, les deux hommes qui seront suspectés de vol et une salariée remplaçante. Sur le poste où l’opération doit se dérouler, l’employée remarque (et signale) qu’un sac contenant un million d’euros a été volontairement laissé de côté dans un bac rempli de films plastiques afin d’être ensuite récupéré en dehors de toute zone sécurisée. Un mode opératoire qui aurait qui aurait permis de sortir des sacs à plusieurs reprises. Une enquête interne a été diligentée immédiatement et la justice saisie un mois et demi plus tard. En septembre 2014, lors de l’interpellation des deux voleurs présumés, les enquêteurs mettent la main sur 1,8 million d’euros : 500…

Retrouvez l' article original dans son intégralité sur www.lamontagne.fr